Si les organismes de formation sont de plus en plus répandus de nos jours ; c’est avant tout parce qu’ils répondent à un besoin impérieux. À savoir, transmettre et former la jeunesse d’aujourd’hui pour lui permettre de se faire une place professionnelle dans le monde de demain. Et ce, dans une foule de domaine différents ! Or, ce besoin n’est pas nouveau. Bien au contraire, la formation est depuis longtemps au centre des préoccupations françaises. Et l’existence des tous premiers organismes chargés d’accomplir cette mission remontent à un peu plus de mille ans …

Une pratique qui remonte au Moyen-Âge

En effet, si nos organismes de formation actuels rivalisent d’ingéniosité et de moyens technologiques pour offrir à leurs élèves un enseignements extrêmement précis et résolument immersif ; l’idée de former était déjà bien présente tout au long du Moyen-Âge. À l’époque, le terme était certes quelque peu différent. Et l’on parlait alors de corporations. Ce mot désignait alors une communauté professionnelle au sein de laquelle se transmettait de maîtres à apprentis le savoir nécessaire à la pratique du métier. Les apprentis étaient alors faiblement rémunérés. Mais tout l’intérêt de cet échange résidait dans le fait qu’ils apprenaient le métier et étaient logés par le maître auxquels ils prêtaient main-forte. Peu encadrée, la pratique pouvait toucher de nombreux corps de métiers et l’on pouvait tout aussi bien trouver des apprentis bouchers, que joaillers ou barbiers. Pour autant, le décret d’Allarde et la loi Le Chapelier de 1791 changent considérablement la donne en supprimant les corporations et le compagnonnage. Par conséquent et durant plus d’un siècle, l’apprentissage n’a plus vraiment de cadre légal. Du moins jusqu’à l’arrivée de la loi Astier de 1919

Focus sur la loi Astier de 1919

À vrai dire, la loi Astier de 1919 est une véritable révolution dans le monde de l’apprentissage. Pour la toute première fois, le législateur inclut la nécessité pour l’apprenti de recevoir un enseignement théorique en plus de celui, plus pratique, dispensé lors des heures de travail effectives. En 1925, un nouveau pas est franchi avec l’instauration d’une taxe d’apprentissage destinée à financer la politique d’enseignement technique, et notamment les cours professionnels obligatoires pour les garçons et les filles de 15 à 18 ans employés dans le commerce et l’industrie. Il s’agit alors d’un prélèvement proportionnel à la masse salariale de chaque entreprise.

Cela dit, le dispositif d’apprentissage allait bientôt connaître de nouveaux bouleversements

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